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Chômage : les non-diplômés paient lourdement le prix de la crise

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Entre 2002 et 2012 le nombre de chômeurs a progressé d’un tiers selon la définition de l’Insee. Mais pour les bac+3 et plus, cela n’a rien changé. Mieux, entre 2002 et 2012, leur taux de chômage a diminué, de 6,2 % à 5,6 %. En revanche, en bas de l’échelle des diplômes, la situation est toute autre. Le taux de chômage des non-diplômés a grimpé de 11,7 % à 17,1 %.

La population active est divisée en deux. Toutes les catégories de diplômés jusqu’au niveau du bac paient la facture de la crise, les autres étant épargnées. Le taux de chômage des bacheliers (ou équivalent) a grimpé de 6,8 à 10 %, on est loin des non-diplômés, mais le mouvement est sensible. Celui des diplômés d’un bac+2 s’est élevé de 5 à 5,7 %. Pas moins de 80 % des chômeurs supplémentaires enregistrés par l’Insee au cours de la période avaient au mieux le bac.

Les enquêtes dites "Génération" du Céreq auprès des jeunes – dont l'organisme suit le parcours après la sortie du système scolaire – confirment cette situation. En 2013, 48 % des non-diplômés de la génération sortie de l'école trois ans plus tôt étaient au chômage, soit 16 points de plus qu'en 2010, pour la génération sortie en 2007, révèle l'une de ces études. Pour les diplômés de l’enseignement supérieur long, le taux de chômage est passé de 6 à 9 %, soit trois points de plus. Entre diplômés et non-diplômés, l’écart s’est donc creusé de 13 points.

La crise ne frappe pas tous les milieux. Il existe des diplômés au chômage et une partie des diplômés de filières courtes très spécialisées trouvent plus vite un emploi que des titulaires de licences universitaires très généralistes. Mais les exceptions ne font pas une règle : en moyenne le titre scolaire offre la meilleure assurance d'une intégration professionnelle réussie. Notamment parce qu'en France que les recruteurs accordent une importance élevée au titre par rapport à l’expérience personnelle ou aux compétences non officiellement reconnues.