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Le diplôme, une arme contre le chômage

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Les jeunes sortis de l'école en 2007 connaissaient un taux de chômage moyen de 18 % trois ans plus tard en 2010, indique une étude publiée par le Céreq. Ce chiffre atteint 40 % pour ceux qui avaient quitté l'école sans diplôme et 24 % pour ceux qui disposaient d'un CAP ou un BEP, deux catégories qui représentent plus du tiers des jeunes. A l'inverse, pour les titulaires d'un doctorat, le taux de chômage n'était que de 5 %. De même, 72 % des diplômés du supérieur disposaient d'un contrat à durée indéterminée ou étaient fonctionnaires, contre 37 % des sans diplôme. L'ampleur de ces écarts résulte du poids accordé au diplôme dans l'univers professionnel français, plus élevé que dans la plupart des autres pays.

Il faudrait nuancer ces résultats en fonction de chaque filière. En particulier, les jeunes qui sortent des disciplines généralistes de l'université mettent plus longtemps que les autres à s'insérer dans le monde du travail. Il n'en demeure pas moins que, comme le note le Céreq, "Face à la crise, les jeunes sont inégaux selon la formation qu'ils ont suivie et le niveau de diplôme qu'ils ont atteint". Certes, une partie des étudiants connaissent des difficultés à trouver du travail, mais elles sont le plus souvent sans commune mesure avec celles des jeunes non ou peu diplômés. Comme le note le Céreq, une fois dans l'emploi, les statuts ou les salaires des jeunes sont aussi très inégaux suivant leurs qualifications.

Pour en savoir plus : "Le diplôme : un atout gagnant pour les jeunes face à la crise", Bref Céreq n°283, mars 2011.

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