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Les inégalités de salaires entre hommes et femmes se réduisent

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Dans les années 1960, le salaire des femmes à temps complet équivalait aux deux tiers de celui des hommes, il dépasse désormais 80 %. Au milieu des années 1990 ce rattrapage s’était quasiment interrompu, il a repris à un rythme plus élevé depuis la fin des années 2000. Les nouvelles générations de femmes sont de plus en plus diplômées et accèdent à davantage de postes à responsabilité.

Le “plafond de verre” 1 n’est pas encore crevé. Avec 20 % d’écart entre femmes et hommes, on est encore loin de l’égalité, et au rythme de rattrapage des quatre dernières années, il faudrait attendre les années 2050 pour que le salaire des femmes à temps complet soit équivalent à celui des hommes. Ces données pour des temps complet masquent par ailleurs l’effet du temps partiel, bien plus souvent féminin : toutes formes d’emplois confondues, le revenu salarial des femmes n’atteint que 74 % de celui des hommes (données 2011).

Zoom sur les 15 dernières années

L’écart de salaires est plus élevé pour les hauts niveaux de rémunérations. Si l’on ne considère que des équivalents temps complets, les femmes les moins rémunérées touchent en moyenne 92 % du salaire des hommes (une centaine d’euros de moins par mois). En revanche, elles n’arrivent qu’à 78 % des salaires masculins au seuil des 10 % les mieux rémunérés (850 euros de moins). Au niveau médian des salaires, elles se situent à 86 %, soit 260 euros de moins.

Ces données sur les seuls temps complets sont imparfaites. Pour mesurer les différents écarts, le ministère du travail a réalisé une étude spécifique (données 2012, les chiffres ne sont pas comparables aux tableaux précédents). La différence totale de salaires, qui comprend tous les temps de travail confondus, serait de 25,7 %. L’écart de salaire en temps complet, serait de 16,3 %. Si l’on tient compte du type de métier occupé il passe à 12,8 % et “toutes choses égales par ailleurs (âge, ancienneté, taille d’entreprise, etc.) il diminuerait à 10,5 %. Ce dernier chiffre est la part que l’on n’arrive pas à expliquer et qui peut s’analyser, au moins en partie, comme le niveau de discriminations. Une estimation très imparfaite car les discriminations peuvent aussi s’exprimer en amont : dans la durée du travail, les primes, etc.

 

 

Notes:

  1. Expression utilisée pour signaler l’existence d’une limite invisible au rattrapage salarial entre femmes et hommes.