La pauvreté laborieuse se stabilise

Le taux de travailleurs pauvres est resté quasiment stable depuis 2002, aux alentours de 4,2 % (seuil de 50 %)1. Il a augmenté pour atteindre 4,5 % en 2012 puis il est revenu à 4,1 % en 2013. Le nombre de travailleurs pauvres a augmenté d'un million en 2003 à 1,16 million en 2011, puis il est redescendu à 1,04 million.

Le Smic évite la baisse des salaires sous le seuil de pauvreté pour des temps complets et limite l'effet de contagion de la crise aux actifs occupés. L'arrêt du développement du temps partiel, l'un des principaux facteurs de la pauvreté laborieuse, joue aussi.

Ces données doivent être utilisées avec précaution. La baisse récente peut être due à la stagnation du seuil de pauvreté lui-même. Elles minimisent le phénomène car nous utilisons le seuil de pauvreté  le plus restrictif. Au seuil de 60 % du niveau de vie médian, on compte 1,9 million de travailleurs pauvres. Nous ne considérons que les actifs occupés, et non l'ensemble des personnes qui vivent dans un ménage où la personne de référence est un actif occupé : soit 1,9 million de personnes au seuil de 50 % et le double au seuil de 60 %, pour l'année 2013.

 

  • 1. Nous avons recalculé les séries de l'Insee pour tenir compte des ruptures de 2010 et 2012.
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