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Les bas salaires en France

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3,6 millions de salariés occupent un emploi à bas salaire, soit 16 % des 22,3 millions de salariés du privé et du public, selon une étude du ministère du travail. Les salaires inférieurs aux deux tiers du salaire mensuel net médian sont considérés comme "bas". Le salaire net médian atteignant 1580 euros en 2011, le seuil se situe à 1050 euros, très proche du Smic.

La proportion de bas salaires à diminué de 19 à 15 % entre 1995 et 2007, puis est légèrement remontée à 16 % en 2011. La baisse est due en partie à la hausse du Smic lors du passage aux 35 heures au début des années 2000. Les écarts sont considérables selon les emplois. La part des bas salaires atteint 29 % pour les ouvriers non qualifiés, 33 %  pour les employés de commerce et 58 % pour les personnels de services aux particuliers… mais elle est de 7 % chez les cadres supérieurs. Ces données comprennent tous les temps de travail : les trois quarts des personnes qui touchent un bas salaire sont à temps partiel, par choix ou faute de mieux. Il s'agit donc essentiellement de femmes.

Si l'on isole les différents facteurs en raisonnant "toutes choses égales par ailleurs", les femmes ont une probabilité 1,3 fois plus élevée que les hommes de toucher un bas salaire, mais le risque était de 2,6 en 1995. Les ouvriers non-qualifiés et les personnels de service aux particuliers sont 2,7 et 2,8 fois plus souvent concernés, les non-diplômés 1,9 fois plus, les immigrés du Maghreb et d'Afrique noire 1,4 fois plus. Enfin, la probabilité est quatre fois plus élevée pour les contrats à durée déterminée que les contrats à durée indéterminée, qu'il s'agisse du secteur public comme du privé.

Evolution de la part de salariés à bas salaire et en temps partiel

Données en %

 

 

Pour en savoir plus : "Les bas salaires en France entre 1995 et 2011", Dares analyses, ministère du travail, n°68, octobre 2012.

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