
La taille des logements n’augmente quasiment plus depuis plus de 20 ans, selon l’Insee. Entre 2006 et 2023, la surface moyenne est passée de 91 m2 à 92,5 m2 (+ 1,6 %). Entre 1973 et 2006, la surface moyenne avait en effet progressé de 72 à 91 m2 (+ 18 %).
Une autre statistique confirme cette stagnation. De 2013 à 2022, les données du recensement de la population indiquent que le nombre de pièces par logement est resté stable. Les années 1970 à 1990 avaient été marquées par l’essor des logements de cinq et six pièces au détriment des studios et des deux pièces. Depuis dix ans, la composition des logements selon le nombre de pièces évolue très peu.

Cette stabilisation donne une indication grossière de la qualité du confort des logements. En outre, les moyennes masquent des situations très contrastées. Les données de l’enquête Logement de l’Insee pour 2023-2024 indiquent que la surface varie quasiment du simple au double entre le logement collectif et individuel (62,6 m2 contre 116 m2), ainsi qu’entre locataires et propriétaires (64,2 m2 contre 112,8 m2).
Malheureusement, depuis 2013 l’Insee ne diffuse plus de données sur les conditions de d’habitant selon le revenu ou le milieu social. Une étude réalisée en urgence par l’Inserm dans le cadre du confinement a montré que près de 30 % des 10 % les plus modestes disposaient de moins de 18 m2 par personne, contre 5 % des 10 % les plus riches. Les jeunes urbains doivent supporter de vivre dans des petites surfaces et consacrent au logement une part très importante de leurs revenus.

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