L’indice dit de Gini mesure les inégalités de revenus. Il est compris entre 0 et 1. Pour le calculer, on commence par mesurer la répartition des revenus observée une année donnée. On détermine quelle part du revenu global du pays touche chaque pourcentage de la population. Ensuite, on la compare à une répartition égale, dans laquelle chaque fraction de la population touche la même chose. L’indice de Gini est la différence entre les deux. Plus il est proche de zéro, plus l’inégalité est faible, on est proche d’une répartition égale. Plus il est proche de un, plus l’inégalité est grande.
L’indice de Gini a l’avantage de porter sur l’ensemble de l’échelle des niveaux de vie, des plus pauvres aux plus aisés. Ce n’est pas le cas quand on rapporte par exemple ce que touchent les 10 % les plus riches aux gains des plus pauvres. On peut dire qu’il résume la façon dont est partagé le revenu national. Son inconvénient est qu’il est moins facilement compréhensible que d’autres indicateurs (voir notre article sur la mesure des inégalités de revenus). Pour mesurer l’indice de Gini, il faut en outre disposer de données précises sur l’ensemble de l’échelle des revenus, ce qui n’est pas toujours facile.

